Est-ce que ma maison est dans une zone à risque de pyrite, et est-ce que son année de construction me protège ?
Ni l’un ni l’autre. Le programme d’aide du Québec, fermé depuis 2011, n’avait aucun critère géographique : la liste des 46 municipalités participantes était une liste d’ententes administratives, pas une carte du risque. Et il n’avait qu’une borne de date, le 15 avril 1999, sans borne inférieure. L’intervalle « 1970-1990 » qui circule n’est établi par aucune autorité, et les seules données chiffrées le contredisent : les taux de dommages mesurés sont plus élevés avant 1970 et décroissent ensuite.
Mis à jour le
- Critère de date du programme d’aide québécois
- Permis de construction émis avant le 15 avril 1999 — une borne unique, sans borne inférieureFait sourcé
- Critère géographique du programme d’aide
- Il n’y en avait aucun — la seule condition territoriale était que la municipalité ait signé une ententeFait sourcé
- Dates de fermeture du programme
- 12 août 2011 pour déposer une demande, 26 octobre 2011 pour l’engagement des dossiersFait sourcé
- L’intervalle d’années « 1970-1990 » associé à la pyrite
- Invérifiable — aucune autorité publique ne l’établit, et sa borne haute est postérieure de neuf ans à la seule borne officielleInvérifiable
- Part des sous-sols endommagés, maisons construites entre 1955 et 1960
- 23,3 % — 10 cas sur 43Fait sourcé
- Part des sous-sols endommagés, maisons construites entre 1985 et 1990
- 2,6 % — 8 cas sur 302Fait sourcé
- Seuil de l’indice pétrographique du potentiel de gonflement
- Sous 10, matériau considéré non gonflant ; au-dessus, potentiellement gonflant — « selon l’état des connaissances actuelles », celles de 2003Fait sourcé
- Statut du protocole d’expertise CTQ-M200
- Ni une norme ni une méthode réglementaire — un protocole professionnel rendu public le 20 juillet 1999Fait sourcé
- Le « 91 villes de la région de Montréal » qui circule
- Invérifiable — le nombre n’existe que dans la version anglaise de la page qui le porte, sans méthode ni source, et la version française de la même page ne donne aucun nombreInvérifiable
- Part des rapports d’inspection préachat qui nomment la pyrite sans rien constater
- 56,4 % des 39 rapports qui la nommentFait sourcé
Deux affirmations circulent partout sur la pyrite, et aucune des deux n’a de source publique. Cette page les prend une à une, avec ce que les autorités écrivent vraiment.
D’abord, une distinction qu’il faut poser tout de suite, parce que la moitié de la confusion vient de là : la pyrite du remblai et la pyrrhotite du béton ne sont pas le même problème. La pyrite gonfle le matériau granulaire placé sous la dalle et la soulève. La pyrrhotite est dans le béton des fondations et le fissure. Deux mécanismes, deux régions, deux programmes.
Le programme d’aide n’avait aucun critère géographique
C’est le point le plus contre-intuitif du dossier.
Le Québec a soutenu, de juillet 2000 à 2011, un « Programme d’aide aux propriétaires de bâtiments résidentiels endommagés par l’oxydation de la pyrite », doté de 52,5 M$ sur dix ans. Sa page décrit le mécanisme d’application en une phrase : la Société d’habitation du Québec « en confie l’application aux municipalités ou aux municipalités régionales de comté qui ont signé une entente à cet effet ».
La liste des conditions d’admissibilité, elle, ne mentionne ni région, ni MRC, ni secteur, ni zone : un logement servant de résidence principale, une catégorie de bâtiment admissible, un dommage consistant en un soulèvement de dalle ou une déformation de mur de fondation, et un permis de construction émis avant le 15 avril 1999.
La liste des 46 municipalités participantes est donc une liste d’ententes administratives, pas une carte du risque. Trois éléments le démontrent :
- La Société l’écrivait elle-même : « D’autres municipalités ont reçu l’information sur le programme et sont en processus de décision quant à leur participation. Cette liste sera mise à jour périodiquement au fur et à mesure que de nouvelles ententes seront signées. »
- Elle variait dans le temps — 47 entrées le 15 juin 2004, 46 le 29 mars 2011, avec des municipalités qui entrent et d’autres qui sortent. Une carte géologique ne se comporte pas ainsi ; une liste de contrats, oui.
- Saint-Augustin-de-Desmaures y figurait, dans la région de la Capitale-Nationale. À lui seul, il défait la lecture « Montérégie seulement ».
Le programme a fermé en deux temps : 12 août 2011 pour déposer une demande, 26 octobre 2011 pour l’engagement des dossiers. Il n’a jamais été remplacé.
Ce que les autorités disent du territoire, quand elles en disent quelque chose
Trois énoncés existent, et ils sont tous les trois prudents.
La Société d’habitation, sur la page de son programme, répondait à « Quel est le secteur le plus touché? » par une seule phrase : « Le secteur de la Rive-Sud de Montréal. » Sans méthode, sans chiffre — et sa propre liste de municipalités débordait largement la Rive-Sud, jusqu’à Laval, Granby, Saint-Hyacinthe et la région de Québec.
Le Bureau de normalisation du Québec est plus explicite : il écrit qu’il est difficile d’établir une liste des carrières, sablières ou gravières à risque, que le gonflement sulfatique peut être présent partout, que des cas ont été répertoriés dans plusieurs régions du Québec, et qu’une quantité importante l’a été dans la grande région de Montréal, particulièrement sur la Rive-Sud. Une autorité de normalisation qui refuse de dresser une carte, en 2022, c’est le meilleur énoncé disponible sur le sujet.
La Régie du bâtiment, elle, décrit le mécanisme et ne nomme aucune région, aucune MRC, aucune municipalité.
La seule source qui nomme des villes est un bulletin de 1999 de l’organisme d’encadrement du courtage immobilier : cas répertoriés « entre l’Île-Perrot et Sorel », dix municipalités nommées — et la phrase se termine par sa propre limite : « Cependant, d’autres régions pourraient aussi être touchées. »
Le « 91 villes de la région de Montréal » qui circule, lui, n’a pas de source. Le nombre n’existe que dans la version anglaise de la page qui le porte ; la version française de la même page ne donne aucun nombre, et aucune méthode ni liste ne l’accompagne. Nous le classons comme invérifiable.
Pourquoi aucune carte ne peut répondre, de toute façon
Il y a une raison de fond, et elle vaut mieux que toutes les listes.
Le ministère des Ressources naturelles décrit les remblais sous dalle comme des granulats « exploités dans les carrières et fabriqués par fragmentation et criblage de roches consolidées » des Basses-Terres du Saint-Laurent et des Appalaches.
Autrement dit : le remblai est un matériau transporté. Ce qui compte, ce n’est pas la géologie sous votre terrain, c’est d’où venait le camion le jour où la dalle a été coulée. Deux maisons voisines, bâties à deux ans d’intervalle, peuvent avoir reçu des remblais de deux carrières différentes. Aucune carte du sous-sol ne peut dire ça.
« 1970-1990 » : non, et les chiffres disent le contraire
Aucune autorité publique québécoise ne fixe d’intervalle d’années de construction à risque. La seule borne documentée est une borne supérieure — le 15 avril 1999 — et il n’existe aucune borne inférieure nulle part.
L’intervalle « 1970-1990 » n’est pas seulement non sourcé : sa borne haute est postérieure de neuf ans à la seule date officielle qui existe.
Et les seules données chiffrées disponibles le contredisent frontalement. Une analyse statistique de rapports d’expertise, financée par la Société d’habitation du Québec et réalisée à l’École Polytechnique de Montréal en 2000, a mesuré la proportion de sous-sols endommagés selon la période de construction :
| Période de construction | Sous-sols endommagés | Cas examinés |
|---|---|---|
| 1950-1955 | 13,3 % | 15 |
| 1955-1960 | 23,3 % | 43 |
| 1960-1965 | 19,4 % | 62 |
| 1965-1970 | 11,8 % | 93 |
| 1970-1975 | 7,1 % | 113 |
| 1975-1980 | 5,0 % | 141 |
| 1980-1985 | 3,8 % | 133 |
| 1985-1990 | 2,6 % | 302 |
| 1990-1995 | 2,2 % | 136 |
Le sommet est avant 1970, et la courbe descend ensuite sans interruption. L’intervalle qui circule désigne donc précisément la période où les dommages mesurés diminuent.
Trois réserves accompagnent ces chiffres, et elles comptent. C’est un projet de fin d’études universitaire, financé et diffusé par la Société d’habitation mais non revu par les pairs. L’échantillon — 1 700 maisons, 26 villes de la Rive-Sud, dont 96,5 % des expertises faites à l’occasion d’une vente — décrit les maisons expertisées sur la Rive-Sud, pas le parc québécois. Et les tranches anciennes reposent sur peu de cas : 15 et 43 sous-sols pour deux d’entre elles.
L’étude propose elle-même l’explication de la décroissance, et elle est plus utile que l’intervalle qu’elle démolit : « les maisons plus récentes montrent des IPPG plus faibles et des remblais plus “nets” ». Elle relève aussi qu’aucun cas de sulfatation n’a été observé en présence d’un polyéthylène sous la dalle, sur 213 cas — et que son usage augmente à partir de 1985.
L’indice IPPG et le test : ce qu’ils valent, selon le BNQ lui-même
L’indice pétrographique du potentiel de gonflement est un indice de 0 à 100, pas un pourcentage. Chaque faciès de roche présent dans le remblai reçoit une valeur, de 0 — potentiel nul — à 1 — potentiel élevé, le shale étant à 1,00 —, pondérée par la fraction du remblai qu’il représente.
Le ministère des Ressources naturelles écrit qu’un matériau sous 10 est considéré non gonflant, au-dessus de 10 potentiellement gonflant — en précisant lui-même « selon l’état des connaissances actuelles », celles de 2003.
Mais voici la phrase qu’il faut retenir, et elle vient de l’organisme qui publie la méthode d’essai :
« Bien que la méthode d’essai puisse être appliquée dans le cadre d’expertises sur les bâtiments existants, celle-ci ne doit pas être utilisée sans discernement comme critère unique de remplacement des matériaux dans ces bâtiments. »
Et, dans la norme elle-même : la méthode ne s’applique à un bâtiment existant qu’à condition de faire partie « d’une expertise complète incluant une inspection visuelle du bâtiment faite par un professionnel ou sous sa supervision et qui tient compte de l’ensemble des données recueillies afin de formuler son opinion ».
Un « test de pyrite » n’est pas un verdict. C’est un élément d’une expertise, et l’autorité de normalisation replace explicitement l’inspection professionnelle au centre.
Un dernier point sur le protocole d’expertise lui-même, le CTQ-M200, rendu public le 20 juillet 1999 : ce n’est ni une norme ni une méthode réglementaire. C’est un protocole professionnel d’un comité technique que le Bureau de normalisation décrit au passé. Des protocoles frères du même comité — le M100 et le M150, qui caractérisent le granulat en carrière, avant sa mise en place — ont été intégrés aux normes BNQ 2560-500 et 2560-510. Le M200, qui porte sur les bâtiments existants, ne l’a pas été, et le catalogue des méthodes du Centre d’expertise en analyse environnementale du Québec ne le référence pas non plus.
Ce que votre rapport d’inspection en dit — 207 rapports, comptés
| Ce qu’on compte | Résultat |
|---|---|
| Rapports qui nomment la pyrite | 39 sur 207, soit 18,8 % |
| Rapports qui en font un constat sur le bâtiment inspecté | 17 sur 207, soit 8,2 % |
| Rapports qui la nomment sans rien constater | 22 sur 39, soit 56,4 % |
Plus d’une mention sur deux est une clause du gabarit. Et notre corpus est fortement concentré sur l’île de Montréal — donc peu susceptible de représenter la Rive-Sud, où les cas documentés se concentrent. Ces proportions décrivent ce que les rapports de ce corpus écrivent, pas la fréquence du problème au Québec.
Un inspecteur ne peut pas voir le remblai : il est sous la dalle. Ce qu’il consigne, ce sont des indices — soulèvement, fissures en étoile, poudre blanchâtre — et le fait qu’il ne peut pas conclure.
Ce qu’il faut faire, concrètement
Ne cherchez pas votre ville dans une liste. Aucune n’a la valeur qu’on lui prête, et celle du programme d’aide était une liste d’ententes.
Regardez la dalle, pas l’année. Soulèvement, fissures en étoile plutôt que rectilignes, poudre blanchâtre : ce sont les indices que le protocole d’expertise fait consigner, et qu’un inspecteur peut voir.
Si une expertise est faite, exigez qu’elle soit complète — sondage, laboratoire et inspection visuelle par un professionnel. C’est la condition que pose la norme elle-même, et un indice livré seul ne la remplit pas.
En construction neuve, la question est le bon de livraison. Un remblai certifié « DB », et le papier qui l’atteste.
Ce que nous ne savons pas
- Le texte réglementaire du programme. Le décret et le cadre normatif n’ont pas été localisés. Nous n’avons lu que les pages institutionnelles, les formulaires officiels, les bulletins aux partenaires et le rapport annuel de gestion. La définition juridique de l’admissibilité territoriale n’est donc pas vérifiée à la source — même si aucun document opérationnel consulté ne contient de critère géographique.
- Pourquoi la date du 15 avril 1999. Le critère est établi ; ce qui l’a fixé à cette date précise ne l’est pas.
- Les seuils normatifs en vigueur aujourd’hui. Le seuil de 10 est attesté par un ministère en 2003. Les tableaux de critères des normes de 2022 sont dans la partie payante et nous ne les avons pas achetés : nous ne pouvons pas affirmer que le seuil actuel est le même.
- La jurisprudence. Les banques de décisions québécoises nous ont toutes répondu par une erreur d’accès. Aucune décision n’a pu être lue.
- Le coût d’un remplacement de dalle et de remblai. Aucune source publique ne le publie. Les plafonds de l’ancien programme — 18 000 $ pour une unifamiliale, 45 000 $ pour un bâtiment de plusieurs unités — sont des plafonds d’aide, pas des coûts observés.
- L’échelle qualitative en cinq classes attribuée à l’indice, qui circule beaucoup : aucune source primaire ne la contient.
Questions connexes
- Ma ville n’était pas sur la liste du programme : est-ce que ça veut dire qu’il n’y a pas de pyrite chez nous ?
- Non. La Société d’habitation écrivait elle-même que d’autres municipalités étaient « en processus de décision quant à leur participation » et que la liste serait mise à jour au fur et à mesure des ententes signées. Une municipalité absente était une municipalité qui n’avait pas signé, pas une municipalité sans pyrite.
- Une maison construite après 1999 est-elle à l’abri ?
- Le 15 avril 1999 est la borne du programme d’aide, pas une garantie. Ce qui protège réellement une dalle, c’est un remblai certifié « DB », et cette certification est une exigence que l’acheteur ou le constructeur pose au fournisseur — la Régie recommandait d’ailleurs de conserver les bons de livraison. Aucune source consultée n’établit qu’elle soit imposée par règlement.
- Est-ce qu’une carte géologique peut me dire s’il y a de la pyrite sous ma dalle ?
- Non, et c’est structurel : le remblai est un matériau transporté depuis une carrière, pas le socle rocheux sous la maison. Le ministère des Ressources naturelles décrit d’ailleurs ces remblais comme des granulats « exploités dans les carrières » et fabriqués par fragmentation et criblage. Ce qui compte, c’est d’où venait le camion, pas ce qu’il y a sous le terrain.
- Un « test de pyrite » avec un indice sous 10, ça règle la question ?
- Le Bureau de normalisation du Québec écrit le contraire : la méthode d’essai « ne doit pas être utilisée sans discernement comme critère unique de remplacement des matériaux » dans un bâtiment existant, et elle ne s’y applique qu’en faisant partie d’une expertise complète incluant une inspection visuelle du bâtiment par un professionnel.
Sources
- Société d’habitation du Québec, Aide aux propriétaires de bâtiments résidentiels endommagés par la pyrite — conditions d’admissibilité, mécanisme d’entente municipale, montants. Page hors ligne depuis la migration du site vers Québec.ca ; consultée dans les copies archivées du 4 août 2004 et du 4 mai 2011, cette dernière portant une date de dernière modification du 29 mars 2011, 29 mars 2011. Consultée le 20 août 2026.
- Société d’habitation du Québec, Propriétaires de bâtiments résidentiels endommagés par la pyrite — Municipalités participantes. Liste de 46 municipalités dans sa version du 29 mars 2011, et de 47 dans celle portant la mention « dernière modification : 2004-06-15 », comptée entrée par entrée sur la copie archivée. Note de la Société : « D’autres municipalités ont reçu l’information sur le programme et sont en processus de décision quant à leur participation. Cette liste sera mise à jour périodiquement au fur et à mesure que de nouvelles ententes seront signées ». Copies archivées, 29 mars 2011. Consultée le 20 août 2026.
- Société d’habitation du Québec, Rapport annuel de gestion 2011-2012 — date limite d’engagement des dossiers au 26 octobre 2011 (p. 79) ; 146 ménages soutenus en 2011-2012 et 143 en 2010-2011, pour un coût de 1 107 000 $ et 979 000 $. Document déposé à l’Assemblée nationale du Québec, ISSN 1913-3456, 1 janvier 2012. Consultée le 20 août 2026.
- Société d’habitation du Québec, Direction de l’amélioration de l’habitat, Bulletin d’information n° 48, modalités de gestion pour la programmation 2009-2010 — « ce programme, en vigueur depuis juillet 2000, dispose d’un budget total de 52,5 M$ sur dix ans ». Copie archivée, 1 avril 2009. Consultée le 20 août 2026.
- Ministère des Ressources naturelles, de la Faune et des Parcs, Géologie Québec, Nomenclature et description des faciès des roches pour déterminer l’indice pétrographique du potentiel de gonflement (IPPG), ET 2003-02 — seuil de 10 ; les remblais granulaires sous dalles « proviennent majoritairement de granulats naturels exploités dans les carrières et fabriqués par fragmentation et criblage de roches consolidées faisant partie des Basses-Terres du Saint-Laurent et des Appalaches ». ISBN 2-551-21881-0, 14 juillet 2003. Consultée le 20 août 2026.
- Bureau de normalisation du Québec, BNQ 2560-500/2022, Granulats — Détermination de l’indice pétrographique du potentiel de gonflement sulfatique (IPPG) des matériaux granulaires. Préambule : il est difficile d’établir une liste des carrières, sablières ou gravières à risque ; le gonflement sulfatique peut être présent partout ; des cas ont été répertoriés dans plusieurs régions du Québec, en quantité importante dans la grande région de Montréal, plus particulièrement sur la Rive-Sud. Mise en garde : la méthode d’essai « ne doit pas être utilisée sans discernement comme critère unique de remplacement des matériaux » dans les bâtiments existants. Le corps de la norme est payant et n’a pas été acheté, 8 novembre 2022. Consultée le 20 août 2026.
- Bureau de normalisation du Québec, BNQ 2560-510/2022, Granulats — Application de la méthode d’essai pour la caractérisation du potentiel de gonflement sulfatique des matériaux granulaires. Définit les critères applicables aux matériaux « DB », destinés à servir de remblai sous les dalles de béton, et les procédures d’attestation des carrières, 8 novembre 2022. Consultée le 20 août 2026.
- École Polytechnique de Montréal, La pyrite — Analyse statistique de rapports d’expertise CTQ-M200 relevant les dommages structuraux attribuables à la présence de pyrite dans les remblais sous dalles de bâtiments résidentiels. Projet de fin d’études 7.599, 133 pages, financé et diffusé par la Société d’habitation du Québec. Non revu par les pairs. Échantillon : 1 700 maisons, 26 villes de la Rive-Sud de Montréal, 96,5 % des expertises réalisées à l’occasion d’une vente. Copie archivée ; le site d’origine est hors ligne, 1 décembre 2000. Consultée le 20 août 2026.
- Régie du bâtiment du Québec, Pyrite et pyrrhotite — description du mécanisme d’oxydation et de ses effets sur la dalle de béton. La Régie ne nomme aucune région, aucune MRC et aucune municipalité, et renvoie au Plan de garantie des bâtiments résidentiels neufs, dont la garantie expire cinq ans après la réception du bâtiment. Consultée le 20 août 2026.
- Régie du bâtiment du Québec, Pyrite — Évitez les problèmes causés par la pyrite. Conseil de prévention que la Régie ne publie plus : « exigez que l’entrepreneur utilise de la pierre certifiée “DB” (pour Dalle de Béton) […] exigez que l’entrepreneur vous remette l’original des bons de livraison ». Copie archivée du 11 août 2009 ; à lire comme un état historique de la page, 11 août 2009. Consultée le 20 août 2026.
- Association des courtiers et agents immobiliers du Québec, prédécesseur légal de l’organisme actuel d’encadrement du courtage immobilier, Pyrite — Les obligations des courtiers et agents immobiliers, bulletin vol. 1, n° 3 — « Plusieurs cas de gonflement de la pyrite ont été répertoriés entre l’Île-Perrot et Sorel, notamment à Boucherville, Brossard, Laprairie, Longueuil, Montréal (quartiers Rivière-des-Prairies et Pointe-aux-Trembles), Repentigny, Saint-Bruno, Saint-Hubert et Varennes. Cependant, d’autres régions pourraient aussi être touchées ». Copie archivée, 1 mars 1999. Consultée le 20 août 2026.
- Répertoire des inspecteurs en bâtiment du Québec, Dépouillement de 207 rapports d’inspection préachat québécois, inspections datées de 2004 à 2026, corpus fortement concentré sur l’île de Montréal — donc peu susceptible de représenter la Rive-Sud, où les cas sont concentrés. Aucune ventilation par entreprise ni par professionnel ; aucun chiffre n’est publié s’il repose sur moins de 20 rapports. Calcul reproductible : tools/pathologies-corpus.mjs. Consultée le 20 août 2026.