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Époque de construction : ce qu’elle change

La maison date des années 1970 — qu’est-ce que je devrais faire vérifier avant d’acheter ?

L’année de construction ne change pas ce qu’une inspection couvre : la norme est la même pour toutes les maisons. Elle change les questions à poser. Et les vraies coupures ne sont pas des décennies rondes, ce sont des dates de règlement — avant 1970 pour les entrées d’eau en plomb à Montréal, décembre 1980 pour la mousse d’urée-formaldéhyde, 1990 et 1999 pour l’amiante selon le matériau, août 2012 pour l’isolation. Plus de la moitié du parc québécois est antérieur à 1981.

Mis à jour le

Logements privés occupés au Québec, recensement de 2021
3 749 035Fait sourcé
Part du parc résidentiel québécois construite en 1980 ou avant
53,2 %Estimation raisonnéeStatistique Canada publie, pour le Québec, 879 375 logements construits en 1960 ou avant et 1 114 690 construits de 1961 à 1980, sur un total de 3 749 035. La somme, 1 994 065, divisée par 3 749 035, donne 53,2 %. Les deux effectifs sont publiés ; leur addition et le pourcentage ne le sont pas.
Année de construction avant laquelle un bâtiment doit être inspecté pour localiser les calorifuges contenant de l’amiante
20 mai 1999 — et non 1990, qui est la date des flocagesFait sourcé
Critère officiel permettant de présumer une entrée d’eau en plomb
Résidence unifamiliale ou bâtiment résidentiel de moins de 8 logements construit avant 1970 — critère provincial, et non montréalaisFait sourcé
Lien entre l’année de construction d’une maison et son risque de radon
Aucun : une maison neuve peut présenter une concentration élevée, et deux maisons voisines semblables peuvent différer radicalementFait sourcé
Intervalle d’années associé à la pyrite dans les remblais par une autorité publique québécoise
Aucun — le « 1970-1990 » qui circule n’a pas de source publique ; le seul repère officiel est un permis délivré avant le 15 avril 1999, critère d’un programme d’aide fermé depuis 2011Invérifiable
Période d’installation de la plomberie Kitec
Inconnue — aucune source, publique ou privée, ne publie d’intervalle, et la base fédérale des rappels ne contient aucune entrée à ce nomInvérifiable

« Une maison des années 1970. » C’est ainsi qu’une propriété se décrit, dans une conversation comme dans une question posée à un moteur de recherche — par sa décennie plutôt que par sa typologie.

Cette page est donc rangée par époque. Mais elle commence par le contraire de ce qu’on attend d’elle : les dates qui comptent ne sont presque jamais des décennies rondes. Ce sont des dates de règlement, et elles tombent en 1970, en 1980, en 1986, en 1990, en 1999, en 2002, en 2012. Les connaître, c’est savoir quoi demander.

Rien ici n’est un diagnostic. Chaque ligne renvoie à l’autorité publique qui l’écrit, et ce qui n’a pas de source ne figure pas.

Si vous connaissez déjà l’année de la maison — elle est sur la fiche descriptive —, entrez-la : chacune des quatorze décennies du rôle d’évaluation a sa page, avec le nombre de propriétés québécoises qu’elle compte, les dates de règlement qui tombent dedans, et les municipalités où elle domine le parc local.

Ce que l’époque dit, et ce qu’elle ne dit pas

Elle ne change pas l’inspection. La norme d’inspection québécoise est la même pour toutes les maisons. Ce que l’époque change, ce sont vos questions, la préparation de la visite et les expertises que vous envisagez — pas l’étendue du travail de l’inspecteur.

Elle ne dit rien des rénovations. La définition de Statistique Canada est explicite : la période de construction est celle de l’achèvement du bâtiment d’origine, « et non celle où l’on a procédé à des rénovations, rajouts ou transformations ». Une maison de 1965 dont l’entrée électrique, la plomberie et la toiture ont été refaites n’a plus grand-chose du dossier de 1965. C’est exactement pour cette raison que l’époque sert à poser des questions et jamais à conclure.

Elle ne dit rien non plus de la conformité. La Régie du bâtiment publie un tableau de la réglementation applicable selon l’année de construction ou de transformation, avec les éditions historiques du code téléchargeables gratuitement. Mais elle écrit elle-même que la réglementation des maisons, duplex et triplex relève des municipalités, et que seule la municipalité peut préciser l’édition exacte qui s’appliquait à un bâtiment donné. Une inspection préachat, de son côté, ne vérifie pas la conformité aux codes : c’est une de ses limites inhérentes.

Et un risque pour la sécurité ne se périme pas. Le fait qu’une installation ait été permise à l’époque n’en fait pas une installation sans danger aujourd’hui. Le sujet est traité dans notre page sur les trois types de constats.

Un dernier chiffre pour cadrer : au recensement de 2021, le Québec comptait 3 749 035 logements privés occupés, dont 53,2 % construits en 1980 ou avant. Une maison ancienne n’est pas une exception québécoise ; c’est la majorité du parc.

Les dates qui comptent vraiment

Date Ce qu’elle marque Qui l’écrit
1940 à 1970 Période où les conduites d’eau en plomb ont surtout été installées au Québec, l’usage principal se situant entre 1940 et 1955 Ministère de l’Environnement, guide sur le plomb, 2021
avant 1960 Peinture à base de plomb probable à l’intérieur ; possible à l’extérieur de 1960 à 1990 Santé Canada, 2025
milieu des années 1960 à la fin des années 1970 Période d’installation du câblage d’aluminium résidentiel — aucune source québécoise ne la documente Electrical Safety Authority (Ontario) ; la commission américaine sur la sécurité des produits écrit plutôt « 1965 au milieu des années 1970 »
1er décembre 1976 Début du tableau réglementaire de la Régie : avant cette date, c’est le règlement sur la sécurité dans les édifices publics qui s’appliquait Régie du bâtiment
décembre 1980 Interdiction de la publicité, de la vente et de l’importation de la mousse isolante d’urée-formaldéhyde, largement utilisée dans les années 1970 Santé Canada
1er janvier 1980 Les panneaux de gypse et composés à joints fabriqués après cette date sont réputés sans amiante Règlement sur la santé et la sécurité du travail, art. 69.10
1980 Interdiction d’installer des conduites en plomb au Québec ; le fédéral retient plutôt 1975 pour les conduites et 1986 pour les soudures Guide du ministère de l’Environnement ; Santé Canada
12 août 1981 Entrée en vigueur du règlement sur les eaux usées des résidences isolées — les installations antérieures sont tolérées, sans droit acquis en matière de nuisance Ministère de l’Environnement
18 janvier 1986 Première édition du tableau de la Régie exigeant, pour les logements neufs, des avertisseurs de fumée, un drainage au bas des murs de fondation, et un garde-corps ne laissant pas passer un objet de 100 mm Éditions historiques du code, publiées par la Régie
15 février 1990 Un bâtiment construit avant cette date doit être inspecté pour localiser les flocages contenant de l’amiante Règlement sur la santé et la sécurité du travail, art. 69.3
avant 1990 Isolant de vermiculite susceptible de contenir de l’amiante ; peinture au plomb possible ; tuyauterie susceptible de comporter des soudures au plomb Santé Canada ; ministère de l’Environnement
avant 1970, moins de 8 logements Critère provincial permettant de présumer une entrée d’eau en plomb : il est écrit dans le règlement québécois sur l’eau potable, pas dans une politique municipale. Montréal applique une variante — « 8 logements ou moins », ce qui n’est pas le même ensemble Règlement sur la qualité de l’eau potable, annexe 4 ; guide du ministère de l’Environnement, 2021 ; Ville de Montréal pour la variante
20 mai 1999 Un bâtiment construit avant cette date doit être inspecté pour localiser les calorifuges contenant de l’amiante Règlement sur la santé et la sécurité du travail, art. 69.3
1996 à 2008 Période des bâtiments de la Mauricie et du Centre-du-Québec endommagés par la pyrrhotite dans le béton de fondation Société d’habitation du Québec
1er octobre 2002 Entrée en vigueur des chapitres Plomberie et Électricité du Code de construction Régie du bâtiment
30 août 2012 Exigences d’enveloppe, d’étanchéité à l’air et de ventilation mécanique pour les petits bâtiments d’habitation Régie du bâtiment
2 juin 2022 Canalisation de base de 100 mm sous la dalle sur sol obligatoire pour tout bâtiment neuf, sur l’ensemble du territoire. Avant cette date, la mesure ne visait que les « zones reconnues à risques » — or aucune cartographie n’en reconnaît au Québec. Le code n’exige pas que le bâtiment atteigne 200 Bq/m³ : c’est une exigence de moyen, pas de résultat Régie du bâtiment
17 avril 2025 Ajout d’une colonne d’évacuation passive du radon pour les logements neufs Régie du bâtiment

Avant 1950

Le dossier est celui des matériaux et des installations d’origine. Peinture au plomb : Santé Canada écrit qu’elle est probable dans une maison bâtie avant 1960. Entrée d’eau en plomb : le critère de présomption est provincial et non montréalais — le Règlement sur la qualité de l’eau potable vise une résidence unifamiliale ou un bâtiment résidentiel de moins de huit logements, et le guide du ministère de l’Environnement ajoute la date de 1970 ; le même ministère situe l’usage principal du plomb entre 1940 et 1955. Montréal écrit « 8 logements ou moins », ce qui n’est pas tout à fait le même ensemble. Câblage sur tubes et boutons : le régulateur ontarien de l’électricité le date du début des années 1900 aux années 1940.

Ce que ça appelle : un test d’eau au robinet plutôt qu’une hypothèse, et une attention particulière au tableau électrique et à ce qui subsiste du réseau d’origine derrière les finis.

De 1950 à 1975

C’est la période la plus dense du parc et la plus mêlée. L’amiante y est présente dans sa plus large gamme de produits — le gouvernement du Québec écrit que l’industrie de la construction y a eu recours surtout entre 1930 et 1990. La vermiculite de la mine de Libby, vendue sous une marque devenue générique, a été extraite des années 1920 jusqu’en 1990 ; Santé Canada écrit qu’il est raisonnable de présumer que l’isolant de vermiculite fabriqué avant 1990 peut contenir de l’amiante.

Le câblage d’aluminium apparaît ici. Aucune autorité québécoise ne le documente : nous avons vérifié la Régie du bâtiment, le distributeur d’électricité et le portail gouvernemental, sans résultat. Les deux sources qui existent viennent d’ailleurs et ne concordent pas — le régulateur ontarien écrit « du milieu des années 1960 à la fin des années 1970 », la commission américaine sur la sécurité des produits écrit « entre 1965 et le milieu des années 1970 ». Le même régulateur ontarien précise que ce câblage demeure permis et sûr lorsque les raccordements sont faits correctement : le sujet d’inspection, ce sont les connexions, pas le métal.

De 1975 à 1990

La mousse isolante d’urée-formaldéhyde a été largement utilisée dans les années 1970 ; sa publicité, sa vente et son importation sont interdites au Canada depuis décembre 1980, et Santé Canada note que de la mousse a été installée malgré l’interdiction dans quelques maisons. L’interdiction est toujours en vigueur.

C’est aussi la période où les exigences que tout acheteur croit universelles apparaissent dans le code : l’édition applicable à partir du 18 janvier 1986 exige, pour les logements neufs, des avertisseurs de fumée, un drainage au bas des murs de fondation extérieurs, et des garde-corps dont les parties ajourées ne laissent pas passer un objet sphérique de 100 mm. Une maison plus ancienne qui n’a rien de tout cela n’est pas « non conforme » : elle est d’avant l’exigence. Ce qui se discute, c’est le risque, pas la conformité.

Côté eaux usées, le règlement sur les résidences isolées est entré en vigueur le 12 août 1981. Le guide du ministère est sans ambiguïté sur un point que beaucoup ignorent : en matière de nuisances et de causes d’insalubrité, le droit acquis n’existe pas. Une installation ancienne est tolérée tant qu’elle ne crée ni nuisance ni contamination, et l’ajout d’une seule chambre à coucher suffit à déclencher l’obligation de conformité.

De 1990 à 2002

L’amiante ne disparaît pas d’un coup, et c’est la nuance la mieux gardée du dossier. Le règlement québécois en santé et sécurité du travail impose d’inspecter pour localiser les flocages dans les bâtiments construits avant le 15 février 1990 — mais pour les calorifuges, c’est-à-dire l’isolant des tuyaux, la date est le 20 mai 1999. Une page qui écrit « avant 1990 » pour l’isolant de tuyauterie est en dessous du texte réglementaire. Le détail des six familles de signes que l’inspecteur doit vous signaler est traité dans notre page dédiée aux signes à signaler.

C’est aussi la fenêtre de la pyrrhotite : la Société d’habitation du Québec écrit que plusieurs bâtiments résidentiels de la Mauricie et du Centre-du-Québec construits entre 1996 et 2008 ont été endommagés par sa présence dans le béton des fondations. À noter, parce que c’est le contre-exemple parfait de l’idée que le neuf est sans histoire : ce sont des maisons de moins de trente ans. Le critère du programme d’aide n’est d’ailleurs pas une année, c’est une teneur — 0,23 % en volume dans le gros granulat — attestée par expertise, sur un territoire municipal donné. Le programme est suspendu depuis le 1er avril 2025, faute de financement.

De 2002 à 2012

Les chapitres Plomberie et Électricité du Code de construction entrent en vigueur le 1er octobre 2002. Sur le plan de l’enveloppe, la coupure n’arrive qu’ensuite : les exigences d’isolation, d’étanchéité à l’air et de ventilation mécanique pour les petits bâtiments d’habitation datent du 30 août 2012, et s’appliquent aux demandes de permis postérieures à cette date ou aux travaux commencés après le 28 novembre 2012.

Autrement dit, une maison construite en 2008 n’est pas soumise aux exigences d’efficacité énergétique qu’on lui prête souvent. Le programme volontaire qui les précédait existait depuis 1999, mais c’était un programme, pas une obligation.

Depuis 2012

Ici, la question change de nature : ce n’est plus « qu’est-ce qui manque », c’est « qu’est-ce qui a été installé et est-ce que ça fonctionne ». Ventilation mécanique, étanchéité, et depuis le 2 juin 2022, une canalisation de base sous la dalle sur sol, prête à recevoir un système d’extraction — sur l’ensemble du territoire québécois, alors que la mesure ne visait auparavant que des « zones reconnues à risques » qu’aucune cartographie ne reconnaît. Depuis le 17 avril 2025, une colonne d’évacuation passive du radon dans les logements neufs.

Attention à ce que le code exige exactement, parce que c’est souvent mal rapporté : il exige que le tuyau soit posé, pas que le bâtiment atteigne moins de 200 Bq/m³. C’est une exigence de moyen, pas de résultat, et seuls l’Ontario et la Colombie-Britannique imposent un résultat dans des secteurs identifiés. Le sujet est traité au complet dans notre page sur le radon.

Le chauffage au mazout, lui, a une date nette : interdit dans un bâtiment résidentiel neuf depuis le 31 décembre 2021, et dans un bâtiment résidentiel existant depuis le 31 décembre 2023, y compris pour le remplacement par un autre appareil à combustible fossile.

Ce qui ne dépend pas de l’époque

Le radon. C’est la correction la plus utile de cette page. Santé Canada écrit que le gaz peut pénétrer par n’importe quelle ouverture en contact avec le sol, « même dans des maisons neuves et des maisons bien construites », que les concentrations peuvent varier radicalement entre deux maisons voisines pourtant semblables, et que toutes les maisons devraient être mesurées quel que soit l’endroit ou le type de bâtiment. Présenter le radon comme un marqueur d’époque serait contredit par le texte de l’autorité.

Ce que l’époque change, ici, c’est seulement la probabilité qu’un dispositif d’atténuation existe déjà — et ça, ça se regarde dans le sous-sol, pas dans l’année de construction.

Trois affirmations répandues que nous ne reprenons pas

« La pyrite, c’est 1970-1990. » Aucune autorité publique québécoise ne publie d’intervalle d’années pour la pyrite dans les remblais sous dalle. Nous avons cherché du côté du portail gouvernemental, de la Régie du bâtiment, de l’organisme de normalisation et de la société d’habitation. Le seul repère temporel officiel est une condition d’admissibilité d’un programme d’aide fermé depuis le 12 août 2011 : un permis de construction délivré avant le 15 avril 1999. Ce n’est pas une période de risque, c’est une règle de programme.

« La plomberie Kitec, c’est 1995-2007. » Aucune source, publique ou privée, n’écrit cet intervalle — pas même le site du règlement collectif, dont les définitions de groupe sont rédigées sans borne temporelle. Et la base fédérale des rappels ne contient aucune entrée à ce nom : il n’y a jamais eu de rappel officiel canadien. Ce qui est citable, ce sont les marques visées par le règlement, et le fait que le délai de réclamation est échu depuis le 9 janvier 2020.

« Montréal remplacera toutes les entrées d’eau en plomb d’ici 2030. » Cette échéance n’apparaît sur aucune des pages de la Ville que nous avons lues. La Ville écrit un objectif sans date. La seule échéance qui existe est individuelle : le propriétaire qui reçoit un avis de non-conformité doit remplacer la section privée de son entrée d’eau dans les 24 mois.

Ce que nous ne savons pas

Nous ne savons pas dater plusieurs choses que les acheteurs veulent dater. Le passage de l’entrée électrique de 60 à 100 ampères vit dans le code canadien de l’électricité, une norme vendue, et la Régie du bâtiment ne publie aucun tableau historique pour l’électricité — contrairement au Bâtiment et à la Plomberie. Même chose pour les protecteurs de fuite à la terre en salle de bain. Nous n’avons trouvé aucune autorité publiant la durée de vie d’un drain français.

Nos deux sources sur le câblage d’aluminium sont étrangères et se contredisent d’un ou deux ans. Nous les citons toutes les deux plutôt que d’en choisir une, et aucune n’a de portée réglementaire au Québec.

Notre source de référence sur la vermiculite est un communiqué d’archive de 2004. Il est officiel, il n’a pas été remplacé, et il a vingt-deux ans.

Les dates du code ne disent pas ce qui a été bâti. Le tableau de la Régie donne la réglementation applicable, pas l’état réel du bâtiment, et la Régie précise elle-même que pour une maison, c’est la municipalité qui détermine l’édition applicable. Une exigence en vigueur n’est pas une exigence respectée, et une maison antérieure à une exigence n’en est pas moins habitable.

Nous ne publions aucune carte de risque par municipalité. Les seules géographies qu’une source publique établit sont celles de la pyrrhotite et de la pyrite, et elles sont décrites, pas cartographiées. Le reste attend des faits locaux vérifiables.

Cette page n’est pas une liste de vérification d’inspection. L’inspection ne prélève rien et n’analyse aucun matériau ; ce que l’époque suggère se confirme par une expertise distincte, dont le coût est traité dans notre page sur le prix. Et ce qu’on décide d’en faire se joue dans le délai de la condition d’inspection.

Questions connexes

Une maison plus vieille est-elle nécessairement plus à risque ?
Non, et deux exemples suffisent à le montrer. Le radon ne suit pas l’âge du bâtiment : Santé Canada écrit qu’une maison neuve et bien construite peut en contenir, et que deux maisons voisines semblables peuvent différer radicalement. À l’inverse, la pyrrhotite dans le béton de fondation vise des bâtiments construits entre 1996 et 2008, donc récents.
Les rénovations changent-elles l’époque de la maison ?
Pas au sens statistique : Statistique Canada définit la période de construction comme celle de l’achèvement du bâtiment d’origine, jamais celle des rénovations. Pour un acheteur, c’est l’inverse qui compte — une maison de 1965 recâblée en 2010 n’a plus le même dossier électrique. C’est pourquoi l’époque sert à poser des questions, pas à conclure.
Comment savoir quelle version du code s’appliquait à la maison ?
La Régie du bâtiment publie un tableau de la réglementation applicable selon l’année de construction ou de transformation, avec accès gratuit aux éditions historiques du code. Elle précise toutefois que la réglementation des maisons, duplex et triplex relève des municipalités, et que seule la municipalité peut préciser l’édition exacte applicable à un bâtiment donné.
L’inspecteur va-t-il tester ce que l’époque suggère ?
Non. Une inspection préachat est un examen des composantes observables : elle ne prélève pas d’échantillon et ne fait analyser aucun matériau. La norme oblige l’inspecteur à signaler certains signes, notamment les risques liés à la présence potentielle d’amiante dans les matériaux d’avant 1990, mais l’identification passe par une expertise distincte, commandée séparément.
Une entrée électrique de 60 ampères indique-t-elle une époque ?
Aucune source publique gratuite ne permet de dater le passage à 100 ampères : l’exigence vit dans le code de l’électricité, une norme vendue, et la Régie du bâtiment ne publie pas de tableau historique pour l’électricité. Une entrée de 60 ampères se constate et se documente ; elle ne date pas une maison de façon fiable.

Sources

  1. Statistique Canada, Tableau 98-10-0233-01, « État du logement selon le mode d’occupation : Canada, provinces et territoires, divisions et subdivisions de recensement », recensement de 2021, données-échantillon de 25 %. Définition officielle : la période de construction est celle de l’achèvement de la construction d’origine, et non celle des rénovations, rajouts ou transformations, 21 septembre 2022. Consultée le 20 août 2026.
  2. Régie du bâtiment du Québec, Code de sécurité — tableau « La réglementation applicable en fonction de l’année de construction ou de transformation du bâtiment », et réserve de la Régie selon laquelle la réglementation des petits bâtiments d’habitation relève des municipalités. Consultée le 20 août 2026.
  3. Éditeur officiel du Québec, LégisQuébec, Règlement sur la santé et la sécurité du travail, RLRQ c. S-2.1, r. 13 — articles 69.3 (flocages avant le 15 février 1990, calorifuges avant le 20 mai 1999) et 69.10 (panneaux de gypse et composés à joints fabriqués après le 1er janvier 1980 réputés sans amiante), 1 avril 2026. Consultée le 20 août 2026.
  4. Gouvernement du Québec, Effets de l’amiante sur la santé — « c’est surtout entre 1930 et 1990 que l’industrie de la construction a utilisé des produits et matériaux contenant de l’amiante », 30 octobre 2024. Consultée le 20 août 2026.
  5. Santé Canada, Avis aux Canadiens : l’isolant de vermiculite peut contenir de l’amiante — vermiculite de la mine de Libby extraite des années 1920 jusqu’en 1990, vendue notamment sous l’appellation Zonolite. Communiqué d’archive, non mis à jour depuis, 3 avril 2004. Consultée le 20 août 2026.
  6. Santé Canada, Interdiction de la mousse isolante d’urée-formaldéhyde au Canada — largement utilisée dans les années 1970, publicité, vente et importation interdites depuis décembre 1980, 8 juillet 2025. Consultée le 20 août 2026.
  7. Société d’habitation du Québec, Programme pour les résidences endommagées par la pyrrhotite — cadre normatif 2023-2026 : bâtiments de la Mauricie et du Centre-du-Québec construits entre 1996 et 2008, teneur de 0,23 % comme critère, 30 août 2023. Consultée le 20 août 2026.
  8. Société d’habitation du Québec, Programme d’aide aux propriétaires de bâtiments résidentiels endommagés par la pyrite — condition d’admissibilité : permis de construction délivré avant le 15 avril 1999. Programme fermé aux nouvelles demandes depuis le 12 août 2011. Page d’origine hors ligne, consultée dans une copie archivée. Consultée le 20 août 2026.
  9. Éditeur officiel du Québec, LégisQuébec, Règlement sur la qualité de l’eau potable, RLRQ c. Q-2, r. 40, annexe 4 (a. 30), section III, art. 3 — le critère « résidence unifamiliale ou bâtiment résidentiel de moins de 8 logements » est provincial. L’article 14.1 impose le dépistage annuel du plomb depuis 2012 ; l’article 36.2, ajouté en 2021, oblige à publier un plan d’action en cas de dépassement, sans obliger au remplacement. Texte à jour au 1er avril 2026, 1 avril 2026. Consultée le 20 août 2026.
  10. Ville de Montréal, Plomb dans l’eau — démarche de dépistage, carte interactive des entrées d’eau et pages d’information ; critère de présomption et obligation de remplacement de la section privée dans les 24 mois d’un avis de non-conformité, 27 juillet 2026. Consultée le 20 août 2026.
  11. Ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs, Plomb dans l’eau : un guide pour les municipalités — parties 1 et 2.1. Conduites de plomb installées surtout de 1940 à 1970, usage principal entre 1940 et 1955, installation interdite au Québec en 1980, tuyauterie d’avant 1990 plus susceptible de comporter des soudures au plomb, 9 avril 2021. Consultée le 20 août 2026.
  12. Santé Canada, Recommandations pour la qualité de l’eau potable au Canada — document technique sur le plomb : conduites en plomb largement utilisées jusqu’en 1975, soudures au plomb jusqu’en 1986, maisons construites avant 1990. Concentration maximale acceptable de 0,005 mg/L, 8 mars 2019. Consultée le 20 août 2026.
  13. Santé Canada, Peinture à base de plomb — probable si la maison a été bâtie avant 1960 ; possible à l’extérieur entre 1960 et 1990 ; les maisons construites après 1990 ne devraient pas en contenir, 9 septembre 2025. Consultée le 20 août 2026.
  14. Santé Canada, Guide sur la mesure du radon dans les maisons — le radon peut pénétrer même dans des maisons neuves et bien construites, les concentrations varient entre maisons voisines semblables, et toutes les maisons devraient être mesurées. Ligne directrice de 200 Bq/m³ depuis juin 2007, 22 mai 2026. Consultée le 20 août 2026.
  15. Régie du bâtiment du Québec, Analyse d’impact réglementaire — mesures de protection contre les gaz souterrains étendues à l’ensemble du territoire québécois, et règlement modifiant le Code de construction publié à la Gazette officielle le 18 mai 2022, en vigueur le 2 juin 2022. « Comme aucune cartographie ne reconnaît actuellement de “zones à risques” au Québec » ; « Seules les exigences des codes de construction de l’Ontario et la Colombie-Britannique visent encore des secteurs à risque identifiés où les bâtiments doivent être conçus et construits de telle sorte que la concentration annuelle moyenne de radon ne dépasse pas 200 Bq/m3 d’air », 15 septembre 2021. Consultée le 20 août 2026.
  16. Régie du bâtiment du Québec, Efficacité énergétique — petits bâtiments d’habitation : exigences d’enveloppe, d’étanchéité à l’air et de ventilation mécanique en vigueur depuis le 30 août 2012, applicables aux demandes de permis postérieures à cette date ou aux travaux commencés après le 28 novembre 2012. Consultée le 20 août 2026.
  17. Éditeur officiel du Québec, LégisQuébec, Règlement sur les appareils de chauffage au mazout, RLRQ c. Q-2, r. 1.1 — articles 2, 5, 6 et 7 : interdiction dans le résidentiel neuf à compter du 31 décembre 2021 et dans l’existant à compter du 31 décembre 2023. Consultée le 20 août 2026.
  18. Ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs, Guide technique sur le traitement des eaux usées des résidences isolées, partie A — le règlement sur les résidences isolées est entré en vigueur le 12 août 1981, et « en matière de nuisances et de causes d’insalubrité, le droit acquis n’existe pas ». Consultée le 20 août 2026.
  19. Electrical Safety Authority (Ontario), Aluminum wiring — maisons construites du milieu des années 1960 à la fin des années 1970 ; le câblage d’aluminium demeure permis et sûr si les raccordements sont faits correctement. Le câblage sur tubes et boutons a été utilisé du début des années 1900 aux années 1940. Consultée le 20 août 2026.
  20. U.S. Consumer Product Safety Commission, Repairing aluminum wiring, publication 516 — les maisons construites avant 1965 en contiennent rarement ; les câbles installés entre 1965 et le milieu des années 1970 peuvent en contenir. Autorité américaine, sans portée réglementaire au Québec. Consultée le 20 août 2026.
  21. Gouvernement du Canada, Recherche de rappels et avis de sécurité — aucune entrée pour « kitec » : il n’y a jamais eu de rappel officiel canadien visant cette plomberie. Consultée le 20 août 2026.
  22. Bureau de normalisation du Québec, Inspection d’un bâtiment d’habitation — page officielle de la norme BNQ 3009-500, édition du 26 juillet 2022, 59 pages. Le BNQ y décrit la démarche d’inspection comme « l’examen attentif de systèmes et de composantes observables ». La norme se télécharge gratuitement, sous une licence d’utilisation personnelle qui en interdit la rediffusion ; nous ne la reproduisons pas, 26 juillet 2022. Consultée le 21 août 2026.